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Dys comme... : définitions, Regard sur... rééducation & témoignages

‘Dys comme dysgraphie’, le témoignage de Christelle : La dysgraphie au quotidien

Mon fils a 13 ans et nous nous sommes aperçus de sa dysgraphie dès l’école maternelle quand il devait dessiner les bonhommes. Les siens étaient très limités, une tête, un gros rond en guise de corps, 2 traits pour les bras et les jambes, pas d’autres détails. Le découpage, le collage étaient également difficile pour lui. Mon fils avait d’ailleurs déjà été stigmatisé dès sa grande section de maternelle quand son institutrice m’avait convoquée et m’avait dit qu’elle était soulagée maintenant après les tests qu’elle lui avait fait passer.  Elle m’expliquait qu’elle pensait que mon fils était en retard mentalement car il dessinait mal, découpait mal et surtout ne participait pas à l’oral. Et après les tests, elle m’a dit qu’il était, en fait, en avance par rapport à la classe car il était capable de découper un mot en syllabes, qu’il connaissait les mois et les jours de semaines et qu’il savait compter. Des lors, je l’ai fait suivre par un psychomotricien (pendant 7 ans) jusqu’à sa cinquième. La dysgraphie touche à la motricité fine, le rapport à l’espace, l’écriture, la coordination des mouvements, le tonus musculaire des bras et des épaules entre autres. Pour l’aider en plus de ses séances de psychomotricité, je l’ai inscrit à la natation, au judo et au football. Tous ces sports demandent de la coordination, de la concentration et surtout aide à prendre confiance en soi. Car, les enfants dysgraphiques comme tous les autres enfants “dys” n’ont pas confiance en eux, pensent qu’ils ne valent rien et qu’ils sont différents des autres enfants. A la maison, il faut s’armer de beaucoup de patience pour faire les lacets, couper la viande, toutes les petites choses du quotidien qui demandent de la motricité fine et la liste est longue…Mais le plus important est que les deux parents reconnaissent les difficultés de leur enfant et le soutiennent sans limites. A l’école, un PPRE puis un PAI a été mis en place pour aider mon fils dans sa scolarité. Dans le PAI, mon fils doit écrirai le moins possible, faire les contrôles à l’oral, a droit au tiers temps, si les contrôles sont à l’écrit ils doivent être adaptes (pas de figures géométriques, de tableaux, de schémas, etc.). Malheureusement, force est de constater que le PAI n’est pas applique. Certains professeurs sont très impliques et font tout pour aider mon fils, ils ont même commencé à taper les cours et les photocopient pour toute la classe mais la majorité ne fait aucun effort, ils demandent implicitement à mon fils de s’adapter à leurs cours alors que cela devrait être le contraire. Mon fils souffre énormément, il se sent seul contre un lourd système Scolaire et s’accroche. Il est très volontaire et sérieux et d’une très grande intelligence. Il compense sa dysgraphie par une curiosité sans limite, il est toujours en train d’apprendre, de lire, de poser des questions. Il ne recrachera pas un cours par cœur, il viendra toujours avec sa propre logique. J’ai rencontré dernièrement son professeur d’allemand, qui a mon fils depuis la sixième et elle m’a dit “votre fils est adorable, très sérieux, très motive, très intelligent, ne vous inquiétez pas pour lui quoi qu’il fasse plus tard il y arrivera”. Nous, parents, sommes parfois dépassés et complètement démotivés par ce système éducatif qui écrase nos enfants et qui ne les reconnait pas pour ce qu’ils sont: des enfants très intelligents mais qui ont juste besoin d’un peu d’aide pour qu’ils puissent briller. Nous devons garder en tête les mots de ce professeur d’allemand, oui mon fils, nos enfants y arriveront, ils auront un bon métier et une belle vie. Il n’y a aucun doute! Christelle, maman de Sophian élève du Lycée Français Charles de Gaulle. Quand nous pensons ‘dys’, nous pensons souvent à la dyslexie. D’ailleurs les outils mis en place au niveau scolaire, comme les aménagements des PAI, déclinent souvent les ‘symptômes’ et aménagements liés à la dyslexie. Or le monde des ‘dys’ est complexe et revêt énormément de réalités différentes. Il y a déjà une grande palette de nuances dans chaque trouble de l’apprentissage, à cela s’ajoute d’autres troubles, comme la dyspraxie, la dyscalculie, la dysorthographie… Pour créer du lien entre les parents d’enfants atteints de ces troubles et vous permettre de mieux les connaitre et ainsi de mieux les identifier et agir le plus tôt. Pour mettre en commun vos experiences, traitements, trucs et astuces, n’hésitez pas à nous envoyer vos experiences: dysalondres@hotmail.co.uk Si nous partageons ce que nous vivons et expérimentons, nous aidons d’autres parents et vivons mieux ensemble. Merci d’avance! Véronique.

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