//
vous êtes en train de lire...
Dys comme... : définitions

DYS comme… dysgraphique !

Qu’est ce que la dysgraphie ?

 

La dysgraphie est un trouble qui affecte l’écriture dans son tracé. L’écriture peut en effet être trop lente par rapport à l’âge de l’enfant ou de l’adolescent, être illisible, ou l’enfant peut être dans une situation d’évitement des travaux écrits, voire de blocage. Ces difficultés ont de véritables répercussions sur la scolarité et engendrent également presque toujours une perte de confiance en soi. Travaux inachevés à l’école par manque de temps pour l’enfant et remarques de l’enseignant qui n’a pas décelé ce trouble, et qui renforcent les difficultés de l’enfant ou de l’adolescent… qui est alors en souffrance.

Les personnes souffrant de dysgraphie sont quelquefois des enfants précoces, très majoritairement des garçons, et parfois des enfants avec d’autres troubles d’apprentissages associés : dyslexie, dyspraxie, TDAH, dysphasie….

Le rôle du graphothérapeute est, après avoir fait un bilan graphomoteur  – accompagné de divers tests dont des tests de latéralité, de poursuite oculaire, de lecture – de déterminer le type de dysgraphie de l’enfant pour adapter sa prise en charge le cas échéant.

En tant que Graphothérapeute Approche Plurielle, je prends en charge et considère l’enfant dans sa globalité et dans son environnement. Mon approche va au-delà d’une simple rééducation de l’écriture, car mon rôle est également de faire des recommandations aux enseignants, d’orienter l’enfant ou l’ado vers un autre professionnel si besoin et en fonction de mes observations : orthophoniste, optométriste, psychologue, par exemple, et de guider parallèlement les parents.

Ce « dys », comme tous les « dys », peut être reconnu par la MDPH et donner lieu à des aménagements à l’école comme aux examens. La profession de graphothérapeute s’est constituée à partir des travaux de graphologues comme puis des travaux du Pr Ajuriaguerra, neuropsychiatre et véritable précurseur du mouvement actuel des Sciences Cognitives, qui a travaillé avec des enfants présentant des troubles de l’écriture dans les années 1960 et qui a construit les échelles toujours utilisées actuellement.

Quels signes doivent alerter ?

Avant l’entrée en maternelle ou des la petite section : collages, découpages laborieux, évitement des activités graphiques, maladresses, non participation.

Plus tard, du CP au Collège, mêmes symptômes, mais en plus : attitude de refus ou d’évitement à la production d’écrit, lenteur à se mettre a l’écrit, devoirs non terminés, souffrances d’ordre physique : crampes, douleurs au poignet, aux doigts, souffrances d’ordre psychologique : sentiment de culpabilité, anxiété, dépression, démotivation, attitude perturbante ou isolement, se sent « nul ». L’enfant écrit vite mais devient illisible, ou au contraire écrit trop lentement pour prendre toutes les leçons ou les devoirs en note. Il est intelligent mais ses apprentissages sont difficiles, parallèlement son expression orale  peut être remarquable…

Quelle prise en charge ?

La prise en charge de l’enfant ou de l’adolescent va se faire par de la relaxation, un travail sur la posture et la tenue de l’instrument graphique, des exercices de motricité fine, de graphisme autour de formes préscripturales, c’est à dire autour de l’écrit. Le travail a lieu une fois par semaine sur différents supports : tableau noir, feuilles grand format, dans l’espace, avec différents instruments depuis la peinture, la craie, les crayons de couleur, le crayon à papier gras, la plume, les pastels… mais aussi la pâte à modeler, le sable…et sur tablette graphique. Pour ma part, je travaille aussi sur la mise en avant du potentiel cognitif de l’enfant, grâce à des exercices de stimulation cognitive sur logiciel adapté et développé pour les professionnels (orthophonistes, neuropsychologues,…).

La graphothérapie s’intéresse également aux dysgraphies de l’adulte, suite à des maladies telle Parkinson ou le sujet est contraint dans son geste et produit une écriture très petite appelée micrographie, ou simplement des dysgraphies dues à l’âge. Le graphothérapeute peut alors intervenir en institution ou à domicile. Dans son rôle de graphologue, il peut aussi lors de bilan de jeunes, aider à leur orientation et au choix de leurs études.

Discipline jeune, la graphothérapie a notamment le soutien actif du Dr Olivier Revol, neuropsychiatre, qui dirige le service de neuropsychologie de l’Enfant a  l’hôpital neurologique de Lyon, spécialiste de la précocité, qui lors de ses conférences encourage les parents à consulter en cas de difficulté avec l’écriture, ainsi que du Pr Alain Pouhet, médecin de rééducation fonctionnelle, spécialiste de la dyspraxie en France, engagé auprès des associations de parents, dont DMF.

En tant que graphothérapeute approche plurielle, rééducatrice de l’écriture, à Londres, je  vous encourage à suivre l’action essentielle des fondatrices de Dys-à-Londres, véritable maillon de cette approche plurielle, notamment dans son rôle de conseil et d’orientation des parents. Egalement à suivre des conseils pour vous aider dans le quotidien de votre enfant dysgraphique.

Marie BAREAU

Graphothérapeute Approche Plurielle

07 779 124 690

www.bareau-graphotherapeute.com

email@bareau-graphotherapeute.com

Membre du GEGAP

Publicités

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :