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Le quotidien

Faire ses devoirs

« J’ai l’impression que les deux heures qui viennent de s’écouler n’ont servi à rien… »

Le moral est au plus bas. Vous ne savez plus comment faire. Le temps que vous avez consacré à la leçon vous parait inutile et il vous semble déjà que tout est oublié. C’est oublié !

Le tout est parti dans le fond de sa tête, dans des images, dans d’autres formes de pensées. Alors qu’il ou elle en a besoin de suite ou, tout à l’heure, ou demain à l’école… Colère, frustration, énervement…   Je vous les mets au singulier !

Que vous dire ? Parents, nous passons tous par ces moments de découragements qui nous épuisent également. C’est le moment de voir les choses autrement :

Prendre le temps d’envoyer un e-mail, passer un coup de téléphone, à son orthophoniste sur la difficulté que vous rencontrez. C’est toujours bénéfique d’en parler et à l’occasion d’écouter un conseil !

Vous venez de passer un certain temps sur la même chose et sa concentration est restée active. Vous allez seulement en reparler dans les heures ou jours qui suivent d’une façon directe (questions) ou indirecte (discutions à table).

Vous reconnaissez que là, cela va être difficile : ne le laissez pas à son bureau, changer de lieu de travail, la salle à manger par exemple. Ou alors, la leçon est déjà rébarbative pour vous. Prenez le temps de lui laisser faire seul un devoir et pendant ce temps vous usez de votre imagination pour aborder la difficulté de façon ludique (recherche d’images sur internet ou des sujets qui en parle –copier/coller/sur traitement de texte pour le faire à sa porté-, retrouver de vieux livres qui en parle, servez vous de cartes géographiques, faites du découpage dans du carton ou du papier, usez et abusez de dessins pour les explications en prenant de la place…).

En résumé : plus vous lui donnerez « d’images », plus les connections se feront rapidement. Mais ne rêvons pas, la dyslexie est là et pour cela nous n’avons pas le choix, il nous faut nous armer de patience.

Mettre une montre ou un réveil sur le bureau, afin de voir le temps que votre enfant passe… pour chaque activité.

La poésie ! On s’y met le soir même et on la travaille tous les jours, ¼ heure. On ne va pas jusqu’à l’épuisement ; on garde le côté plaisir d’y mettre le ton (les rimes, le côté chanson). N’oubliez pas le dictaphone, c’est un excellent outil pour la répétition des leçons.

La règle de grammaire ! On va prendre des objets qui bougeront et ceux qui ne bougeront pas. On leur donne un rôle à chacun : SUJET AUXILIAIRE VERBE/PARTICIPE-PASSE COD… L’enfant sera l’auxiliaire ou le COD, à vous de choisir. Faites le bouger avant ou après, mettez le au féminin, au masculin pluriel. L’avantage s’est qu’il se créé des images dans sa tête et n’a plus le crayon en main. Il exprime oralement ce qu’il comprend et vous pouvez ainsi adapter la correction. Vous pouvez également faire des phrases d’exemples sur un traitement de textes et lui faire mettre en couleur ce que vous attendez. (Ils sont très agiles pour manipuler la souris, les soulignements, surlignements…).

Qu’est ce qui est finalement important ? Connaître ce qu’est un déterminant, sa classe grammaticale, sa fonction ? ou être capable de produire à l’écrit deux ou trois phrases structurées de façon cohérente et juste ? Nous connaissons la réponse. Prenez deux phrases citées par votre enfant, et avec lui, construisez les à l’écrit, repérer le verbe, le sujet, les compléments, les accords… Cela est concret, plus facilement lié à la réalité et finalement plus motivant et valorisant. (Conseil d’un professeur de français du lycée)

La conjugaison !

Suivant l’enfant mettez là en musique. Jouer sur les couleurs pour les terminaisons, une couleur par groupe aussi. Pensez aux verbes drôles et inhabituels, il est beaucoup plus amusant de conjuguer le verbe « péter » que réaliser !!! Si en plus on peut s’amuser !!!

Apprendre les tables de multiplications, mais les autres avant aussi !

On peut déployer le jeu de carte de 32 ou 52… On abaisse une carte après l’autre… Il a le droit de se servir de ses doigts. Il va s’en servir encore pendant longtemps car c’est sa seule « ceinture de sécurité ». C’est lorsqu’il commencera les raisonnements en calcul (problèmes ou en suivant des théorèmes) qu’il va commencer, petit à petit, à avoir une gymnastique dans sa tête. Vous avez la vôtre et pouvez toujours essayer de lui apprendre (çà marche ou pas).

Un livre à lire ! Une l’histoire qui ne rentre pas dans l’échelle du temps ! La biologie qui lui passe au-dessus de la tête !

Que du bonheur… Tout d’abord, si vous connaissez le livre, vous allez pouvoir en parler, raconter, mais ce n’est pas ce qui le passionne parce que vous « savez tout », vous « connaissez tout ». Alors, posez-vous la question si un film en est tiré ou s’en rapproche. Commencer par lui faire découvrir en image, c’est ce qu’il aime et s’est plus simple pour aborder le sujet. Il peut vous demander de le revoir tout seul ou de revoir certains passages. Laissez-le faire, il apprend. Ainsi, il met en image ce que le professeur ou le maître d’école a dit ; cela prend un sens.

Souvent les pièces de théâtre existent en DVD ou sur YouTubes, on y trouve des extraits. Et n’oubliez pas les CD livres, Gallimard jeunesse en a sorti beaucoup. Sinon bien sûr, comme moi, continuez l’histoire du soir, un livre entendu et un livre lu et cela reste un moment de partage et de lien priviligié.

Il est normal de se sentir en colère ou frustré lorsque vous y mettez du vôtre pour contribuer à sa réussite et que vous ne voyez pas de résultat. Mais si les devoirs doivent se faire toujours dans une ambiance « agressive », il n’y aura pas de profit.  La souffrance sera autant pour l’enfant que pour vous. Commencer par ce qui va lui demander le plus de concentration, d’attention ; c’est aussi le moment où il sera le moins fatigué. Changer de devoirs à faire, vous y reviendrez ensuite de façon plus détendue.

Vous n’avez pas le choix, vous êtes contraint de suivre un rythme de travail, organisez-vous par rapport à l’emploi du temps, aux devoirs demander à l’avance, aux recherches à faire pour l’exposé.

Et quand votre enfant n’en peut plus, arrêtez, tant pis, mettez éventuellement un mot dans le carnet pour expliquer au prof que votre enfant était trop fatigué, il ne sert à rien de poursuivre quand ils sont épuisés, cela peut les dégoûter et n’apportera rien. Les journées d’école sont déjà bien longues…

Et puis, n’hésitez pas, nous sommes là pour vous écouter si vous en ressentez le besoin, nous vivons les mêmes choses que vous au quotidien ! Vous n’êtes pas seul.

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